Appels à contribution

Appel à contribution pour le numéro 5

Le jardin et ses rapports à l'art. Encadrer, décadrer, recadrer


Depuis plusieurs années, les travaux sur les jardins affichent une vitalité qui se caractérise par le croisement des disciplines et par le décloisonnement des approches. Perçu à la fois comme espace urbain, territoire d'interventions artistiques, lieu de représentation, miroir d'une réflexion sur le monde, le jardin entretient avec l'art un rapport essentiel, qu'il s'agisse en peinture de l'art paysager, en littérature de topoï comme ceux des bucoliques ou du locus amœnus, ou de l'art horticole et de ses développements dans l'art contemporain et l'architecture du paysage. Le jardin offre une figuration concrète des rapports toujours dynamiques et fluctuants entre la nature et la culture. Penser les formes et les représentations du jardin permet ainsi de toucher à un point névralgique de la pensée humaine.
Ce dossier vise à explorer les relations entre le jardin et les arts dans une perspective multidisciplinaire en réunissant des approches en recherche et en création.
À la suite du colloque qui s'est tenu les 10 et 11 décembre 2009 à Montréal (Canada), les organisateurs souhaitent publier, après évaluation, les textes des participants ainsi que de nouveaux articles afin d'élargir les discussions sur le sujet. Les articles devront être inédits.

Les personnes intéressées à collaborer à ce dossier sont priées de soumettre une proposition d'article (250 mots) d'ici le 1er mars 2010 à l'adresse suivante : figura@alcor.concordia.ca.

Responsables du dossier :
Marc André Brouillette : ma.brouillette@concordia.ca
Geneviève Sicotte : gsicotte@alcor.concordia.ca

Contacts :
Figura, le Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire, Alexia Papadopoulos : figura@alcor.concordia.ca
Projets de paysage : contact@projetsdepaysage.fr

Appel à contribution pour les numéros 5 et 6

Pour une archéologie du projet de paysage

Première session : Les créateurs de jardins et promenades en ville (XVIIe-XIXe siècle)

Deuxième session : La compétence paysagiste dans la ville au XXe siècle


Les espaces ouverts dans les villes sont souvent considérés, par les études d'histoire urbaine, comme relevant du processus de conception du bâti. Or, la diversité des travaux d'aménagement et d'embellissement de l'espace urbain - par exemple les jardins royaux ou publics à l'époque moderne, le réseau des parcs et des promenades parisiennes à l'époque de Napoléon III ou encore les grands ensembles d'habitation dans la deuxième moitié du XXe siècle - montre la nécessité d'une prise en compte spécifique du paysage. Cette démarche s'inscrit dans une volonté d'approfondir la connaissance des métiers liés à la création de jardins et de paysages urbains. Une archéologie du projet de paysage contribuerait à légitimer le potentiel paysager dans la mise en œuvre de pratiques de gestion et de transformation de ces espaces.
La reconstitution de la démarche propre au paysagiste joue dans ce contexte un rôle de premier plan, surtout depuis l'élaboration de la Convention européenne du paysage (2000) qui promeut la formation de figures professionnelles spécialisées dans « la connaissance et l'intervention sur les paysages » (article 6).
Cependant, les recherches sur l'histoire et l'évolution des formations et des compétences concernant l'aménagement du paysage restent encore assez rares. Comme l'écrit Michael Jakob en 2008 : « Le sens historique n'est que fort peu développé au sein de l'architecture du paysage, et ceci aussi bien dans la didactique que chez les praticiens. Il ne s'agit point de connaissances dans le domaine de l'histoire de l'art ou des jardins, mais de la conscience historique du métier exercé et de la façon dont celui-ci a contribué à modifier le monde. »

Afin d'apporter une contribution à ce nouveau champ d'études, nous lançons un appel à proposition concernant les projets de jardins et d'espaces ouverts dans les villes. Une lecture critique de ces projets permettra de saisir les méthodes - aussi bien théoriques que techniques à employées par les différentes figures professionnelles investies dans la conception de ces espaces.
Cette lecture, inscrite dans la longue durée (XVIIe-XXe siècle) et à l'échelle de l'Europe entière, est ouverte à toutes les disciplines concernées par la recherche sur le paysage. Nous la concevons comme une occasion pour analyser une conjoncture historique, une étape du processus de prise en compte collective et professionnelle des enjeux du paysage.

Les propositions peuvent analyser :
  • La formation et les compétences techniques des figures professionnelles (étude de la biographie d'un paysagiste, d'un architecte des jardins ou d'un jardinier, du travail d'une équipe, de l'histoire d'un établissement de formation supérieure) ;
  • Les méthodes de création et d'approche du projet (à travers un cas d'étude) ;
  • Les concepts issus d'autres champs disciplinaires (l'esthétique et l'épistémologie, par exemple) dès lors qu'ils éclairent la notion de projet de paysage urbain.

Afin de mieux saisir la généalogie des compétences paysagistes dans leur complexité, nous avons décidé d'organiser cet appel en deux parties :
  • Première session : Les créateurs de jardins et promenades en ville (XVIIe-XIXe siècle)
  • Deuxième session : La compétence paysagiste dans la ville au XXe siècle.


Première session : Les créateurs de jardins et promenades en ville (XVIIe-XIXe siècle)


Deuxième session : La compétence paysagiste dans la ville au XXe siècle